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Démarche

Lorsque nous avons commencé les recherches sur les feux d’artifice, nous avons eu accès à beaucoup d’images (web, livres), mais à peu de documents sérieux traitant le sujet dans son ensemble. Cela serait-il le début d’une certaine complexité de cet art ? Nous avons uniquement trouvé quelques traités parfois plus que bicentenaire, quelques grands noms comme Morel, Frezier, Ruggieri, des sites web assez généralistes avec des informations parfois redondantes. Ce fut donc avec un grand soulagement que nous avons trouvé NOTRE référence. Nous adressons donc un merci tout particulier à Didier BRUNEL, chercheur au CNRS qui a publié « le grand livre des feux d’artifice » en 2005 (éditions CNRS). Ce livre est à ce jour épuisé, en trouver un exemplaire fut une nouvelle épreuve ! En parallèle, nous avons eu accès à un livre plus théorique « Chemistry of pyrotechnics – basic principles and theory » écrit par John A. CONKLING en 1985 (éditions Marcel DEKKER, INC). En dernier lieu, l’aide apportée par "le site du zero" fut précieuse pour réaliser ce site. Ces trois documents furent nos guides et outils au cours de ces quatre mois de travail. Très vite, nous nous rendons compte que la réalisation d’un feu d’artifice nécessite une somme de connaissances dans des domaines très divers. Il ne nous a pas été possible de tous les approfondir car cela aurait nécessité une étude bien plus longue et des connaissances bien plus poussées. Des connaissances scientifiques, maîtriser le danger, la législation adéquate, avoir de l’expérience, ainsi qu’un esprit artistique et enfin un minimum d’argent sont les paramètres essentiels pour réussir un spectacle pyrotechnique !

Thème :
Avancées scientifiques et réalisations techniques

Problématique :
Peut-on dire que les feux d’artifice sont complexes à concevoir ?

TPE classe de Première S3 - Lycée Saint Michel de Picpus – 75012 Paris

Introduction

Le feu d’artifice trouve ses origines en Extrême-Orient. Tout d’abord empirique, au service de l’art de la guerre, il devient un divertissement de plus en plus réfléchi, sophistiqué. Peu à peu, l’expérience fait la différence. À la Renaissance, en Italie, en France, quelques grands noms apparaissent comme Ruggieri, Morel, Frezier. Aujourd’hui, les acquis scientifiques, l’expérience des "vieilles familles" spécialistes de la fabrication, l’informatique pour compenser les difficultés mathématiques et réaliser des simulations, des personnes qualifiées pour la mise en oeuvre, peuvent permettre à des virtuoses de donner une dimension majestueuse à un feu d’artifice. Réaliser un simple feu d’artifice dans son jardin pour un anniversaire après être passé au magasin de farces et attrapes du quartier est accessible à tous. Accéder à l’art du feu d’artifice comme ce que l’on a pu voir lors du passage de l’an 2000 au pied de la pyramide de Gizeh, avec Jean - Michel JARRE comme chef d’orchestre est d’un niveau bien plus complexe. Nous vous laissons le soin de percevoir cette complexité à travers notre sujet d’étude. Volontairement, nous avons omis de mettre des photos de feux d’artifice pour ce travail. Ces instants magiques et éphémères fixés en images ou filmés par de nombreux admirateurs et présents en grand nombre sur le web méritaient mieux qu’un simple "copier-coller" pour notre TPE. Ce patrimoine du web est donc largement accessible et nous vous invitons à le visiter dès que vous aurez parcouru notre site.

Conclusion

Par l’intermédiaire de ce travail de recherche, nous avons essayé de répondre au mieux à la problématique que nous avions défini. Tout au long de ce site, nous essayons de démontrer qu’il y a une somme de connaissances nécessaires à acquérir dans des domaines très divers (chimie, physique, sécurité, etc). D’autre part, nous pouvons constater que l’expérience est un atout important et indispensable afin d’exister dans ce milieu très particulier de la pyrotechnie qu’est le feu d’artifice. La suprématie plus que bicentenaire de la famille Ruggieri dans le domaine en est la démonstration. De plus, la règlementation le danger et le coût financier sont tels que l’approche de cet art est dès le départ relativement difficile. Enfin, pour répondre complètement à notre problématique, nous avons essayé de faire ressortir que l’imagination d’un feu ne pouvait se faire sans une âme artistique, ce qui amplifie encore la complexité de la conception. C’est donc l’union de toutes ces compétences qui permet de réaliser un spectacle de qualité dont le bouquet final sera l’apogée. Pour conclure, un spectacle sans âme sera relativement simple à réaliser mais la complexité sera au rendez-vous dès qu’un artiste sera à la base de sa création. Son oeuvre sera éphémère, spatiale et inoubliable. Sa complexité perçue dans la conception s’exprimera au moment de son expression. Chaque spectateur pourra alors laisser libre cours à son interprétation.